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Mon Algérie d'hier et d'aujourd'hui Catégorie : Blog Voyage Date de création :
25.03.2007 Dernière mise à jour :
10.05.2008
Le député PS Daniel Goldberg a réclamé mercredi la «pleine reconnaissance» par la France des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, le 8 mai 1945. «Parce que nos quartiers et leurs habitants sont à l'image de la France et de son histoire, je participerai, vendredi à 18H30 à Aubervilliers, à l'hommage républicain rendu aux Français et aux Algériens unis contre le nazisme et aux Algériens morts pour l'indépendance à Sétif, Guelma et Kherrata», déclare dans un communiqué l'élu de Seine-Saint-Denis.
"Je souhaite aujourd'hui une pleine reconnaissance de ces événements par la France et la liberté d'accès aux archives par les historiens sur cette période", ajoute-t-il.
- «Jijel, un balcon sur la mer». Une poignée de volontaires se bat contre ceux qui défigurent les côtes. Les rivages font notamment les frais des appétits financiers des promoteurs immobiliers.
- «Nono d'Alger». Rencontre avec un passionné qui cultive des coquillages.
- «Les pionniers du rivage d'Algérie». Un reportage de Malek Sahraoui et Halim Sahraoui.
- «Jean-François de Galaup, compte de Lapérouse». Sabine Quindou se rend en Mélanésie sur les traces de Lapérouse, envoyé par Louis XVI pour découvrir et cartographier de nouvelles terres.
- «Un hiver aux Kerguelen». Dans des paysages magnifiques, de jeunes scientifiques passent l'hiver pour tenter de comprendre et d'analyser l'impact de la présence de l'Homme sur cette nature sauvage et aujourd'hui préservée.
Dans un discours prononcé à Sétif, le 27 avril 2008, Bernard Bajolet, ambassadeur de France en Algérie, reconnaît la « très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque » dans les massacres du 8 mai 1945.
En 2005, l’ambassadeur Hubert Colin de Verdière avait qualifié la répression des manifestations du 8 mai 1945 de « tragédie inexcusable ».
Photo: El Watan
La déclaration de Bernard Bajolet, le 27 avril 2008
[...] Le 8 mai 1945, date historique qui a marqué pour le monde le terme du second conflit mondial et la fin du régime nazi, mais a dans cette ville d’autres résonances qui renvoient à l’un des épisodes les plus dramatiques de l’histoire de l’Algérie coloniale. Et c’est là l’autre raison de mon déplacement à Guelma, car, à l’approche de la date anniversaire du 8 mai, on ne peut oublier la terrible tragédie qui a ensanglanté votre ville et toute la région il y a maintenant 63 ans.
Le 8 mai 1945, alors que les Algériens fêtaient dans tout le pays, au côté des Européens, la victoire sur le nazisme, à laquelle ils avaient pris une large part, d’épouvantables massacres ont eu lieu à Sétif, Guelma et Kherrata.
Ce déchaînement de folie meurtrière, dans lequel les autorités françaises de l’époque ont eu une très lourde responsabilité, a fait des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes, ainsi que des milliers de veuves et d’orphelins, même s’il ne faut pas oublier que plusieurs dizaines de civils européens ont également été assassinés au cours des affrontements.
Ces journées, qui auraient dû être pour tous celles de la liberté retrouvée, de la fraternité redécouverte dans un combat commun et d’une égalité encore à bâtir, ont été celles de la haine, du deuil et de la douleur. Elles ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué son histoire d’une tache indélébile.
Si pour l’essentiel les faits sont aujourd’hui connus, du travail reste à faire, entre autres pour déterminer le nombre exact des victimes et l’enchaînement précis des évènements. Mais cela est du ressort des historiens.
D’ores et déjà, et aussi durs que soient les faits, je peux vous dire, Messieurs les Recteurs, chers Professeurs et étudiants, que la France n’entend pas, n’entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé.
Dans son discours de Constantine, le 5 décembre dernier, le Président Sarkozy avait rendu hommage aux « victimes innocentes d’une répression aveugle et brutale ». Il avait évoqué « les fautes et les crimes du passé », qu’il avait qualifiées d’ « impardonnables », et dénoncé, en des termes plus forts qu’aucun responsable français avant lui, l’injustice du système colonial. Ce dernier, en séparant les communautés et en leur conférant un statut inégal, contraire à nos principes essentiels, a été pour beaucoup dans les drames tels que celui du mois de mai 1945.
Mais condamner le système colonial n’est pas condamner les Français qui sont nés en Algérie, ont vécu et travaillé sur cette terre qu’ils ont tant aimée, et à laquelle ils ont été arrachés un jour brutalement. Beaucoup d’entre eux entretenaient des relations fraternelles avec leurs voisins musulmans qui aujourd’hui les accueillent chaleureusement lorsqu’ils reviennent au pays.
Historiens et universitaires ont pris un temps d’avance et ont beaucoup progressé dans l’établissement objectif des faits. Des débats ouverts et contradictoires, auxquels les médias et le cinéma ont contribué, se sont tenus. Ils ont permis aux Français et aux Algériens de connaître et de comprendre certains faits qu’ils ignoraient. Votre université, Monsieur le Recteur, participe à ce travail, à travers le cycle de colloques qu’elle a initié depuis plusieurs années. Le prochain et 6ème d’entre eux réunira de nouveau dans quelques jours des historiens des deux rives de la Méditerranée.
En effet, pour que nos relations soient pleinement apaisées, il faut que la mémoire soit partagée et que l’histoire soit écrite à deux, par les historiens français et algériens. La France doit faire sa part de chemin, la plus grande, sans aucun doute, car c’est elle qui détenait l’autorité, mais elle ne peut pas la faire toute seule. Il faut que les tabous sautent, des deux côtés, et que les vérités révélées fassent place aux faits avérés.
La connaissance et la reconnaissance du passé ne doivent pas accaparer seules notre attention, mais elles peuvent nous aider, Français et Algériens, à mieux aborder, ensemble et fraternellement, l’avenir que nos jeunes sont en droit d’espérer, eux qui n’ont pas connu les déchirements du passé mais doivent savoir à quels excès peuvent mener l’aveuglement et l’oubli des valeurs humaines fondamentales.
L’acte de responsabilité des deux ennemis d’hier est de porter plus haut un message d’entente, de concorde et d’amitié. Pour bâtir un avenir porteur de richesses et d’échanges, il faut en finir avec la dénégation des injustices, des fautes et des crimes du passé, mais aussi avec les simplismes, les exagérations, le manichéisme ou l’affrontement des mémoires exploité, d’un côté comme de l’autre, à des fins politiques. Rien de positif pour l’avenir des deux pays ne sera bâti sur la rancœur et l’amertume, car il est plus facile de réveiller les douleurs que de les calmer.
Le Lorrain que je suis sait la difficulté de tourner la page quand les familles ont versé, à trois reprises en moins d’un siècle, le prix du sang, mais il mesure aussi de quelles promesses sont porteuses la confiance et l’amitié retrouvées entre les peuples. Ce qui a été réussi en Europe peut l’être aussi en Méditerranée. Il revient aux générations actuelles d’achever la réconciliation entre ceux qui se sont battus hier pour ouvrir aux plus jeunes un avenir de partage et de prospérité.
Un site sur Jijel qui comporte une rubrique sur l'archéologie avec en particulier un article sur les environs de Settara dont une partie est reproduite ci-après.
Les ruines de Aïn Tissillil se trouvent à 7km au sud de la commune de Settara, daïra d'El Milia, wilaya de Jijel. Elle est distante du chef lieu de daïra d'une douzaine de km. En partant vers Aïn Tissillil, on passe par Bord Ali (ex:Arago), et le village d'Agouf en est le plus proche. De la route qui continue en direction d'El Akbia, on emprunte un petit sentier descendant pour se retrouver avec les premières pierres encore debout et qui tracent visiblement une voie.
En apparence le site est très grand s'étalant sur une superficie d'environ cinq hectares, et déborde au delà de la source en contre bas qui donne le nom au lieu. Il est totalement abandonné.
Aucune fouille se sauvetage n'a été entamée jusqu'ici car ce site reçoit des visiteurs qui ne manqueront pas de le dénaturer.
On a su récemment qu'il y a eu un vol de pièces archéologiques dont on ne connaît ni la nature ni l'importance. Alors que d'autres ont été acheminés vers une commune dépendante de Mila.
Dommageable à plus d'un titre puisqu'on ne sait pas le nom antique de cette cité. Je suppose qu'il s'agit probablement de la ville de Tucca d'après la carte établie par Serge Lancel à propos des évêchés du Ve siècle en Algérie.
La baguette du pain est, depuis le mois de janvier dernier, au centre d'une polémique à la faveur d'une décision prise par les boulangers qui se sont concertés entre eux pour porter son prix à 8,50 DA. Initialement cette décision qui semble, à vrai dire, loin d'être valable dans un contexte où les pouvoirs publics n'ont guère annoncé une majoration du prix du pain, a été justifiée par la hausse des prix de la farine et des ingrédients entrant dans la préparation du pain.
Toutefois, et tout juste après l'épisode de la crise de la farine qu'a connue le pays, au début de l'année en cours, les boulangers, visiblement à court d'arguments convaincants, ont changé de cap pour annoncer qu'ils fabriquent, désormais, du pain amélioré qu'ils proposent au consommateur au prix de 8,50 DA la baguette.
Néanmoins, cette histoire qui n'a rien d'acceptable, aux yeux des consommateurs qui ne cessent de manifester leur étonnement face à un tel argument, est plus que jamais balayée d'un revers de la main par des citoyens étonnés de constater que seuls les boulangers de la ville d'El-Milia ont adopté cette démarche.
Et pour cause, l'ensemble des boulangers de la wilaya de Jijel, pour ne pas évoquer ceux du reste du pays, ont maintenu le prix de la baguette du prix du pain à 7,50 DA en dépit de la hausse, maintes fois évoquée, des prix de la farine et des autres produits nécessaires à la fabrication du pain. Dans ce conteste, des citoyens agacés par cette affaire qui alimente, plus que jamais, les commentaires les plus ironiques dans cette ville, se sont orientés vers la direction de la Concurrence et des Prix où ils ont dénoncé cette pratique jugée illégale des boulangers qui ont pris un dinar de plus sur la baguette du pain.
Face aux requêtes incessantes des citoyens, les services de la DCP s'apprêtent, selon des sources dignes de foi, à prendre les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à ce dépassement, selon les mêmes sources.
Des prélèvements de pain seront même effectués dans les boulangeries pour vérifier la qualité du pain dont on prétend qu'il est amélioré, selon toujours nos sources.
Pour le détail, il y a lieu de rappeler que le pain amélioré est un pain fabriqué à base de farine à laquelle on lui ajoute du sucre et des matières grasses végétales. Autant dire que le concept du pain amélioré, désormais en vogue dans cette ville où on a tendance à croire que le citoyen a porté, comble du ridicule, son exigence sur ce type de pain dans un grave contexte de pouvoir d'achat, est plus que jamais un sujet qui fait polémique.
Lors d'une émission radiophonique sur les ondes de la radio régionale de Jijel consacrée, justement, à la crise du pain, un boulanger de la ville et à qui on a présenté une baguette de pain rapportée d'El-Milia, a reconnu que cette dernière n'a rien d'un pain amélioré. De leur côté, les boulangers de cette ville persistent dans leur pratique et maintiennent l'argument du pain amélioré qu'ils avancent pour justifier la décision par laquelle ils ont porté le prix de la baguette à 8,50 DA.
Quant au citoyen harassé, faut-il l'avouer par cette polémique qui dure depuis déjà plus de quatre mois, a fini par se résigner à acheter le pain qu'on lui propose en dépit de la marge étroite de son faible pouvoir d'achat.
Germaine Tillion, pionnière de l'ethnologie et résistante française, qui s'était élevée contre la torture en Algérie, est décédée samedi dans sa 101ème année.
En 1957, en pleine bataille d'Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l'arrêt des attentats, après une rencontre secrète avec le chef militaire de la région d'Alger Yacef Saadi.